It may be funny
Dans la tête de G. Damour, M. Entringer, A. Gilles, A. Sellier / Esma Montpellier (France)
Fiche technique
* 2008 / Images animées/ 6'47 / France/ Couleur * Film d’animation * Réalisateurs : Gregory Damour, Maxime Entringer, Anthony Gilles, Alan Sellier * Production : ESMA / Ecole Supérieure des Métiers Artsitiques * Musique : Clod *
Synopsis : C’est l’histoire d’un jeune homme qui s’engage dans l’armée et meurt. Devant Saint Pierre, il apprend qu’il doit voir défiler le film de sa vie avant d’accéder au paradis. Or, sa caméra cérébrale a été endommagée par une balle. Parviendra-t-il à mourir en respectant cette condition ?
Mouvement : Introduction des personnages avec des gros plans, succession rapide de séquences qui utilisent tous les plans avec un retour constant aux gros plans. Effet de caméra à l’épaule pour les scènes de guerre, rappelant l’esthétique des jeux vidéo et des reportages. La scène devant la porte du paradis est symbolisée par des plongées et contre-plongées.
Intention : Exercice de style réalisé par des étudiants en école de cinéma d’animation qui utilisent tout le répertoire attractif des films d’action et des jeux vidéo. La multiplication des essais d’Antoine doublées de ses échecs provoquent l’hilarité chez le spectateur : nous ne pouvons qu’éprouver de l’empathie envers ce jeune homme qui malgré toute sa bonne volonté ne connaît pas le succès.
Tripes and Onions de Marton Szirmai (Hongrie)
Fiche technique
* 2006 / 35 mm / 6'51/ Hongrie/ Couleur * Fiction sans dialogue * Réalisateur : Marton Szirmai * Production : Palos Gvorgy * Scénario : Marton Szirmai * Image : Gergely Poharnok * Son : Koporosy Janos * Musique : Zoltan Vegso * Interprétation : Zsolt Anger, Tamas Ascher
Synopsis : Un homme d’affaire s’arrête dans un petit restaurant ouvrier pour manger le plat traditionnel : tripes et oignons. Il se retrouve face à un homme qui déguste la même assiette...
Etude de la séquence où les deux hommes se partagent la même assiette: Succession de gros plans, de plans rapprochés et de plans américains. Un plan américain final nous révèle une partie du décor et nous permet de comprendre l’erreur faîte par le personnage.
Intention : Le film est basé sur un quiproquo alimenté par l’utilisation de gros plans, de plans rapprochés et de plans américains. Les gros plans (sur le visage étonné de l’homme au costume, l’assiette qu’il tire à lui, puis qu’il partage en deux, sur le visage désarçonné du SDF) sont utilisés pour souligner les sentiments et les émotions des personnages, pour mettre en évidence l’assiette, l’objet de la discorde.
L’opposition est très forte dans la caractérisation des deux personnages que la caméra saisit par des gros plans accentuant la valeur dramatique de la scène. Ainsi l’homme au costume, après un court instant de déstabilisation s’impose très rapidement en départageant l’assiette en deux, en s’appropriant les objets (verre, assiette), en affichant un visage sûr de ses droits alors que le SDF se plie sans rétorquer aux règles fixées par l’homme au costume. Dans ce film, le réalisateur se passe de l’outil narratif qu’est le dialogue. Le dialogue ne se fait qu’à travers des expressions ou gestes.









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